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Étoiles filantes : Perséides, Géminides et le calendrier des pluies d'étoiles

Étoile filante traversant un ciel nocturne pendant une pluie de météores
Photo : catalogue Canva Pro (licence de contenu Pro, usage commercial)

Une étoile filante qui traverse le ciel est un minuscule grain de poussière, souvent de la taille d'un grain de sable, qui s'enflamme en entrant dans l'atmosphère terrestre. Les pluies d'étoiles filantes les plus connues sont les Perséides autour du 12 août et les Géminides autour du 14 décembre. Pas besoin de télescope ni de jumelles : un ciel sombre, un transat et un peu de patience suffisent.

Qu'est-ce qu'une étoile filante ?

Le nom est trompeur : une étoile filante n'a rien d'une étoile. Les vraies étoiles sont des soleils lointains, qui ne bougent pas à l'échelle d'une vie humaine. Ce que l'on voit est un météore : le trait lumineux produit par un petit fragment de matière, un météoroïde, qui pénètre dans l'atmosphère à très grande vitesse, de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde.

À cette vitesse, l'air devant le grain est violemment comprimé et chauffé, ce qui le fait briller. Le phénomène se produit en général à environ 100 kilomètres d'altitude et dure une fraction de seconde à une ou deux secondes. La plupart des grains sont minuscules et se consument entièrement bien avant d'atteindre le sol. Quand un fragment plus gros survit et touche la terre, il prend le nom de météorite. Quand un météore est exceptionnellement lumineux, on parle de boule de feu (bolide).

Pourquoi y a-t-il des pluies d'étoiles filantes à date fixe ?

On peut apercevoir quelques météores n'importe quelle nuit, ceux qu'on appelle sporadiques : en moyenne, quelques-uns par heure sous un ciel très sombre. Mais à certaines périodes de l'année, ce nombre grimpe nettement. La raison est simple : la Terre traverse chaque année, aux mêmes dates, le sillage de poussières laissé par une comète (ou parfois un astéroïde) sur son orbite.

Les poussières de ce sillage entrent dans l'atmosphère en suivant des trajectoires parallèles. Par un effet de perspective, elles semblent toutes jaillir d'un même point du ciel, le radiant, comme les flocons de neige paraissent converger quand on roule de nuit. La pluie porte le nom de la constellation où se trouve son radiant : les Perséides viennent de Persée, les Géminides des Gémeaux, les Léonides du Lion, les Quadrantides d'une ancienne constellation, le Quadrant mural.

Pour vous repérer dans le ciel et retrouver ces constellations, notre guide pour lire une carte du ciel vous sera très utile.

Quel est le calendrier des principales pluies d'étoiles filantes ?

Voici les pluies les plus connues, avec des dates approximatives. Les dates exactes de maximum changent un peu d'une année sur l'autre, de un à deux jours, et doivent être vérifiées dans un calendrier astronomique de l'année en cours.

PluiePériode du maximum (approximative)OrigineParticularité
QuadrantidesDébut janvierCorps lié à l'astéroïde 2003 EH1Pic très court, de quelques heures seulement
LyridesVers le 22 avrilComète ThatcherPluie modeste mais régulière
PerséidesAutour du 12 aoûtComète Swift-TuttleLa plus populaire, en plein été
OrionidesVers le 21 octobreComète de HalleyMétéores rapides
LéonidesMi-novembreComète Tempel-TuttleRares années de tempêtes, en temps normal discrètes
GéminidesAutour du 14 décembreAstéroïde PhaétonUne des plus riches de l'année

Le débit d'une pluie s'exprime par le taux horaire zénithal, abrégé THZ. C'est le nombre de météores qu'un observateur verrait en une heure, sous un ciel parfaitement noir, avec le radiant au zénith, juste au-dessus de la tête. Dans la réalité, vous en verrez toujours moins : la Lune, la ville, les nuages et la position du radiant réduisent le compte. Ne vous attendez donc pas à un spectacle de feu d'artifice permanent, mais à des éclairs réguliers, séparés de quelques minutes.

Perséides : la pluie d'été

Les Perséides sont la pluie de référence, en grande partie parce qu'elles surviennent en août, quand les nuits sont douces et les vacances propices à veiller tard. Leur maximum a lieu autour du 12 août, avec une activité qui s'étend sur plusieurs semaines, de la mi-juillet à la fin août. Leur origine est la comète Swift-Tuttle, dont les poussières sont rencontrées par la Terre chaque année.

Pour les voir, le mieux est de regarder après minuit, quand la Terre « fonce » dans le flux de poussières, et le radiant, dans la direction de Persée, est haut dans le ciel. Si la Lune est brillante, elle masque les météores faibles : cherchez à savoir si elle sera proche de la nouvelle lune lors du pic. Pour approfondir ce thème, découvrez les Perséides, pluie d'étoiles estivale.

Géminides : la pluie d'hiver

Les Géminides ont lieu autour du 14 décembre et comptent parmi les plus abondantes de l'année. Leur particularité est leur origine : elles proviennent non d'une comète mais de l'astéroïde Phaéton, un corps rocheux. Les météores sont souvent assez lents, brillants et parfois colorés.

Avantage de l'hiver : la nuit est longue et le radiant, dans les Gémeaux, se lève tôt dans la soirée. On peut donc commencer à observer dès la nuit tombée. Inconvénient : il fait froid, il faut s'habiller très chaudement. Pour en savoir davantage sur cette pluie, jetez un œil aux Géminides de décembre.

Léonides, Quadrantides et les autres : que faut-il savoir ?

Les Léonides, à la mi-novembre, sont célèbres pour avoir produit, certaines années, de véritables tempêtes de météores. Ces épisodes restent rares : en temps ordinaire, la pluie est modeste. Les Quadrantides, début janvier, offrent un pic intense mais très bref, de quelques heures seulement : si vous le manquez, il n'y a plus grand-chose à voir. Les Lyrides, en avril, et les Orionides, en octobre, sont plus discrètes mais agréables.

Pour une vue d'ensemble et d'autres informations sur le sujet, vous pouvez consulter la page sur la pluie d'étoiles filantes expliquée simplement.

Comment observer les étoiles filantes sans instrument ?

Ici, la bonne nouvelle : le meilleur instrument est vos yeux. Les télescopes et les jumelles ont un champ trop étroit pour suivre des éclairs imprévisibles. Voici comment procéder.

  1. Choisissez un lieu sombre. Éloignez-vous des éclairages publics. Plus le ciel est noir, plus vous verrez de météores.
  2. Consultez la Lune. Une nuit sans Lune, ou avec une Lune fine, est idéale.
  3. Habituez vos yeux à l'obscurité. Comptez 20 à 30 minutes sans regarder d'écran. Si vous devez vous éclairer, utilisez une lampe rouge.
  4. Installez-vous confortablement. Un transat ou un tapis de sol avec un sac de couchage, pour regarder vers le haut sans vous fatiguer le cou.
  5. Regardez large. Ne fixez pas le radiant. Regardez vers le haut, à environ 45 degrés de lui : les traînées sont alors plus longues et plus spectaculaires.
  6. Soyez patient. Prévoyez au moins une heure. Les météores arrivent par grappes, séparées de pauses.
  7. Couvrez-vous. Même en été, la nuit peut être fraîche à l'immobilité.

Pour d'autres idées d'observation à l'œil nu, consultez notre page sur la façon d'observer les étoiles. Et si vous voulez passer ensuite à l'observation plus détaillée, nos pages sur ce qu'on voit avec des jumelles et sur les télescopes pour débutants vous montreront les étapes suivantes.

Un détail à connaître : on peut photographier des étoiles filantes avec un appareil photo posé sur un trépied, en pose de 15 à 30 secondes, objectif grand angle ouvert au maximum. Il faut du hasard et de la persévérance, mais l'on obtient parfois une belle trace.

FAQ : vos questions sur les étoiles filantes

Peut-on faire un vœu en voyant une étoile filante ?

C'est une tradition populaire, sans lien avec la science. Elle a au moins le mérite d'encourager à lever les yeux vers le ciel.

Quelle est la meilleure heure pour voir des étoiles filantes ?

Plutôt la seconde moitié de la nuit, avant l'aube, quand la face de la Terre où vous vous trouvez est tournée vers l'avant dans sa course autour du Soleil. Le nombre de météores y est en général plus élevé qu'en début de soirée.

Les étoiles filantes sont-elles dangereuses ?

Non. Les grains se consument à haute altitude, loin du sol, et ne présentent aucun danger pour les personnes qui les regardent.

Les dates sont-elles les mêmes chaque année ?

À un ou deux jours près seulement. Le pic précis varie selon l'année, et l'activité s'étale avant et après la date du maximum. Consultez toujours un calendrier astronomique de l'année en cours avant de planifier votre soirée.